
De tout temps, même à la préhistoire, l’Homme et la Femme ont été dépendants. Dans les grottes préhistorique on a retrouvé des symboles évoquant des substances créant une dépendance. Le bébé est totalement dépendant de ses parents pour sa survie. Cette dépendance nous a construit. Si vous vous êtes un peu documenté, vous avez probablement entendu parlé de la théorie de l’attachement qui permet entre autres, la survie du bébé et de l’espèce. On pourrait ainsi parler d’une forme de dépendance qui nous construit. Sauf qu’une des idées majeure soutenue par la théorie de l’attachement est la suivante : le bébé s’attache pour mieux de détacher en grandissant. La dépendance en elle même n’est pas forcément négative ou pathologique. Mais alors pourquoi les ados sont ils si dépendants de leurs écrans?
On naît dépendant (à ses parents ou son cercle parental et familial), un bébé, un enfant n’existe pas seul. On devient dépendant ou addict à des produits ou des conduites pour diverses raisons :

L’addiction comme un symptôme est peut-être la forme la moins difficile ou la plus facile à accompagner et à résoudre, ou guérir. Il s’agit en effet de cas où une personne (adolescent ou adulte) à trouvé une solution pour mieux vivre sa vie. En termes psychanalytique, on dira que l’appareil psychique de la personne a trouvé en l’addiction une solution à une ou des souffrances, à des angoisses. C’est inconscient. On ne choisit PAS de devenir dépendant à un produit.
L’addiction comme mécanisme de défense est différente. Le mécanisme de défense, comme son nom l’indique, évite l’effondrement psychique. Vous en connaissez d’autres des mécanismes de défense. Le déni par exemple, très puissant. Le clivage très puissant également. Le mécanisme de défense est nécessaire à la survie du Moi. Quand l’addiction est un mécanisme de défense, la survie de la personne dépend du produit ou du comportement addictif. La question du sevrage se pose alors? Attention, je ne dis pas qu’il faille valider une addiction. Mais quand l’addiction est un mécanisme de défense, le risque de suicide est élevé. Il convient alors de mettre en place un suivi spécifique que le coaching ne sait pas gérer. je vous renvoie donc vers ma page d’accompagnement thérapeutique.
On parle d’addiction quand le sujet (voir plus haut) est dépendant à un produit, une substance, une conduite et que cette dépendance devient une addiction. L’objet de la dépendance devient le sujet dans la vie de la personne. Le sujet est objet de son addiction. L’addiction s’installe après la dépendance. C’est à cet endroit précis qu’un accompagnement comme le coaching parental spécialisé ou la psychothérapie sont nécessaires. Dans le cas d’une addiction, le sevrage psychique est très difficile car le sujet doit investir un autre objet pour remplacer son addiction.

Les addictions calment et comblent :
On aborde ces deux points spécifiques dans l’article.
L’adolescence est une période charnière : votre enfant cherche à se construire, à s’affirmer, à tester ses limites…Il ou elle cherche activement et inconsciemment de nouveaux modèles d’identification. C’est pour cette raison, pour se détacher que les conflits, les incompréhensions se produisent. L’adolescence bouleverse profondément les jeunes… et leurs parents. Les échanges se tendent, les silences s’installent, les crises deviennent fréquentes. C’est “normal”. Si votre ado est ingrat, c’est même une bonne chose. Ca ne veut pas dire qu’il faille tout accepter. Y compris l’usage intensif des écrans.

L’usage des écrans peut se comparer à la conduite d’une voiture. C’est génial, ça permet plein d’être plusn autonome. Mais pour conduire on doit passer son code et son permis. Et une fois qu’on a le permis, on reste soumis au code de la route, à des interdiction et contrôles éventuels.
Pour limiter les risques d’usages problématique des écrans vous pouvez mettre en place et imposer des règles :
C’est là qu’on commence à rentrer dans le dur. Il ne viendrait à l’esprit de personne de parler d’une dépendance à la lecture. Quoique. Des parents lecteurs ont tendance à transmettre le goût de la lecture à leurs enfants. Si votre propre rapport aux écrans est problématique, il y a fort à parier que votre ado va vous imiter.
Quand j’écris problématique, je parle d’une consommation (du temps) ou d’un fonctionnement invitant à la dépendance. Un travail d’élaboration autour du manque et des failles narcissique fonctionne généralement avec ce type de pratiques. En d’autres termes; le travail thérapeutique portera sur les investissements de la personne et son rapport aux objets (comme pour la dépendance au sport, au travail…)
Avec les ados, réseaux et narcissisme sont liés, intriqués. Je vous explique l’importance de développer un narcissisme solide (l’estime de soi) pour réduire son besoin d’hyper connexion aux réseaux.
Pour simplifier, le narcissisme primaire correspond à la toute première étape du développement psychique du bébé, de la naissance jusqu’à environ 18 mois ou 2 ans. À ce stade, l’enfant ne distingue pas encore vraiment le monde extérieur de lui-même : il est au centre de son univers. Il est, en quelque sorte, son propre objet d’amour.
Tout ce qui l’entoure — regards, voix, soins — est vécu uniquement en fonction du plaisir ou du déplaisir que cela lui procure. Ce fonctionnement est normal : il est lié à l’immaturité du bébé et à ce que Mélanie Klein (fondatrice de l’Ecole Anglaise) appelait le stade anobjectal, c’est-à-dire avant l’investissement véritable des autres comme personnes distinctes. Or, les réseaux sociaux peuvent venir réactiver ce mode de fonctionnement archaïque.
Le nombre de likes, de vues ou de followers offre un retour narcissique immédiat : Je poste, donc j’existe. L’adolescent peut alors retrouver une forme de “recentration” sur lui-même où la reconnaissance semble dépendre directement du regard des autres quantifié en chiffres. L’écran devient alors le miroir d’un Narcisse qui ne peut plus se détacher de son reflet numérique
Après 18 mois ou 2 ans, l’enfant entre progressivement dans le monde objectal, c’est-à-dire le monde de la relation de l’altérité. Il découvre que les autres existent en dehors de lui.
Pour recevoir de la reconnaissance, de l’amour, il ne suffit plus d’exister : il faut investir de l’énergie dans les relations, accepter la frustration, composer avec l’altérité. C’est ce qu’on appelle le narcissisme secondaire.
Plus ce narcissisme secondaire est solide et développé – c’est-à-dire plus l’estime de soi est construite à travers des relations réelles, variées et sécurisantes — plus l’adolescent est capable :
À l’inverse, lorsque cette construction est fragile, les réseaux sociaux peuvent devenir un moyen rapide de combler un manque interne.
Plus haut dans cet article je vous ai proposé des pistes pour votre adolescent et vous car vous êtes un modèle d’identification. Un coaching parental spécifique va vous apporter :

L’addiction est souvent le symptôme d’une structure qui vacille. Si vous sentez que votre ado ou votre famille est “submergée” par les écrans et leur usage, je propose un accompagnement stratégique spécifique pour dénouer ces fils invisibles et :
Un adolescent peut passer beaucoup de temps sur son téléphone sans être forcément addict. On parle d’addiction lorsque l’usage devient incontrôlable et impacte la vie scolaire, sociale ou familiale.
Les spécialistes recommandent de poser des limites claires, notamment le soir et pendant les moments familiaux, afin d’éviter une hyperconnexion. Plus d'infos :
Lorsque l’adolescent s’isole, que les conflits deviennent constants ou que le téléphone devient indispensable pour réguler ses émotions.
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